Vincent Bredif  

 La Machine en "Outre" Temps
Performance-concert

le 21 juin à 21h00
(Ouverture des portes
à 20h30)

Fondation ABpi


Dans la cour
:

Vincent Bredif (sculpture)
Jean Rochat (percussion)
Michel Zurcher (son)

Dans la galerie:

Michel Thévoz (g)
Christian Oestreicher (g)
Michel Guillemin (b)
Jean-Philippe Larpin (dm)
C'est le Magic Be-bop

 

21 juin, fête de la Musique
 

ABpi présente ce jour-là une performance-concert exceptionnelle dans la cour de sa galerie, oeuvre du sculpteur Vincent Bredif et du créateur de sons Michel Zurcher. L'exceptionnalité de cette performance sera due au fait que la sculpture répondra par  des sons traités par informatique aux sollicitations mécaniques du multi-percussionniste Jean Rochat. Ce sera aux spectateurs de découvrir le langage spatio-temporel développé par Michel Zurcher.

 

Vincent aura créé et construit la sculpture monumentale


Michel lui aura attribué un langage sonore en fonction des capteurs et traitements sonores implémentés


En temps réél et en totale improvisation, Jean découvrira ce langage et le dévoilera aux spectateurs.


A ces derniers, acteurs participant à la performance, de faire la synthèse de tout cela. Et plus si entente... (Impossible de savoir à l'avance où mènera une improvisation de Jean Rochat, surtout avec ces outils-là !)
 

Les 3 états de la sculpture (vidéo)
 

La musique du Magic Be-Bop fera ensuite reprendre pieds aux bienheureux spectateurs-acteurs.

Trois créateurs


Vincent Bredif
en alchimiste du débris, génie de la clef de douze, mute et transmute par le feu et le marteau.


Ce poète du bruit métamorphique se fait accompagner par :


Jean Rochat
un percussionniste, mathématicien rythmique, qui crée des mélodies sur tout les déchets de notre environnement.


Michel Zurcher
le mouleur d’Hz, d’accident de son, transformateur sonore en espace poétique.

Joe Boehler




La construction du monstre
 

 

 

 

 

Vincent Bredif

Sculpteur. D’images, d’acier, de béton, de volumes sonores, d’espaces scénographiques. Simplement, pour transformer une idée en matière.

Tout a commencé avec la photographie. Jouer avec la lumière, faire apparaître.  Et puis, de la mécanique. Progressivement, il a intégré du relief dans ses photographies et les a suspendues. Pour les faire passer pour de la peau, des morceaux de corps en mouvement. Sont arrivés alors les plaques de métal, des mécanismes. Et, l’expérimentation du son, pour son rapport dans l’espace. Le théâtre souligne la préoccupation de la mise en scène, de la dramaturgie avec un rapport à l’écriture, au mode même d’écrire. Il existe même des petits films, images et sons de poésie.

1966 Naissance. 1987 Début de la photographie. 1990 Extension de la mécanique. 1991 Entrée de la scénographie. 1992 Zurich. 1992 Introduction du son. 1996 Sculpture scénographique monumentale pour Matière folle de Sylvain Gillet. 1997 à 1999 New-York et La Macaza. Rencontres avec Louise Bourgeois. Vit à Brooklyn - Dumbo. 2000 Le Paradis. 2004 Lille 2004 - site minier de Wallers Arenberg. 2005 Films. 2009 La danse. 2011 Forêt sensible.

Sculpteur. Un intérêt particulier pour l’espace et la façon dont il va nous raconter quelque chose. Suspendre et construire en équilibre. L’idée de déjouer l’équilibre dans l’espace. Un déhanchement improbable et volontaire, comme une polyphonie de métal où l’élégance de sons entrecroisés finit par créer une harmonie.

La structure coule de l’objet exposé. Elle dégouline au sol et pourtant… elle commence par le sol comme construite à l’envers.
Avec l’utilisation de matériaux transformés par l’homme – le corps, une construction – pour laquelle squelette, chair et peau deviennent acier, béton et image.

L’esthétique de la mécanique est brute. Elle est efficace, naturelle dans ce qu’elle peut évoquer. Quelque chose qui ne peut plaire qu’à chacun. Il privilégie l’élégance à l’esthétique.

Elégances partagées. Avec Francis Delille, éditeur d’art avec qui il travaille pendant quatre ans (1990-1994). Apprentissage et influences fondamentales. Nouveaux réalistes. Cobra. [Lindström, Tinguely, Chillida, Bram Van Welde]. Avec Bernard Pras, dont il sera le collaborateur artistique de 1999 à 2007 - Inventaires. Avec Anne Mandelbaum, photographe. Avec Gerome Nox, musique industrielle. Alliances photographie – métal – rythmique. Explorations du son par la photo. Avec Jean-Jacques Roubaty et Alain Maître. Collectif Endless. Jazz experimental. Avec Fabrice Dupuy, comédien, auteur. MORITURI. Interrogations sur l’espace, travail sur la forme de l’écriture. Expérimentations. Croisements. Pluridisciplinarité - Chantiers sur lesquels de nombreux artistes sont invités à participer. Performances. Avec Frank Morzuch, Québec. Land art. Premières anamorphoses. Avec Mark di Suvero, sculpteur. Avec Michel Zürcher, créateur sonore. Avec Olivier Comte, les Souffleurs commandos poétiques. Avec RozO. Architectures vives. Avec Maxence Rey, danseuse et chorégraphe.

Michel Zurcher

Né en 1955.
Etudes classiques (latin-grec) à Lausanne.
En indépendant, développement et fabrication d'enceintes acoustiques.

Techniques du spectacle.
1990 diplôme de l'Ecole Supérieure d'Art Visuel de Genève.
Se consacre depuis 1989, en Suisse et en France, au travail du son, pour le théâtre. Avec (entre autres) A. Steiger, M. Paschoud, H. Loichemol, M. Voïta, J. Roman, M. Budde, P. Dubey, E. Muyrenbeed, G. Anex, R. Gabriadzé, S. Nordey, S. Tranvouez, J. Jouanneau, X. Marchand, N. Amado, M. Charlet,
L. Tondellier, V. Rossier, D. Eliet, A. Bisang, M. Bösch.

Dont:

  • "Espèces d'Espaces" de Georges Pérec, m-en-sc Evelyne Muyrenbeeld, Compagnie des Basors. Th.de l'Usine, GE. Prix Romand du théâtre indépendant 1993

  • " Partage de Midi", de Paul Claudel, m-e-s Serge Tranvouez, Paris - Châlon s. Saône. Prix du Syndicat
    de la Critique 1994 (révélation).

  • "J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne." de Jean-Luc Lagarce, m-e-s Stanislas Nordey, Prix du Syndicat de la Critique, Théâtre Ouvert, Paris, 5 mars 1997. (création française).

  • "Les Justes" de A. Camus. M.e.s. Stanislas Nordey Th. Nat. de Bretagne, Rennes 2 mars 2010. Prix du Syndicat de la Critique "Georges Lerminier"

Membre de l' Association Artefax, Sévelin 36, Lausanne. artefax.ch.

Le son au théâtre questionne. Parce qu' il n'est pas évidemment nécessaire. Parce qu'il est facilement impressionnant. Parce que c'est (relativement) nouveau. Parce que c'est en direct. Parce que des moyens techniques inaccessibles il y a peu sont utilisables sur scène, et surtout parce que le temps des répétitions permet d'approcher ces outils de façon plus intime et artisanale. Essayer d' éclaircir,
peut-être pour soi seulement, les amours compromettantes qui enchaînent le message et le médium.

 


LES PHOTOS DE LA PERFOMANCE
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Le Magic Be-bop

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Les préparatifs

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La performance

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Le cocktail

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