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Vincent Bredif
Sculpteur.
D’images, d’acier, de béton, de volumes sonores, d’espaces
scénographiques. Simplement, pour transformer une idée en matière.
Tout a commencé avec la photographie. Jouer avec la lumière, faire
apparaître. Et puis, de la mécanique. Progressivement, il a intégré
du relief dans ses photographies et les a suspendues. Pour les faire
passer pour de la peau, des morceaux de corps en mouvement. Sont arrivés
alors les plaques de métal, des mécanismes. Et, l’expérimentation du son,
pour son rapport dans l’espace. Le théâtre souligne la préoccupation de la
mise en scène, de la dramaturgie avec un rapport à l’écriture, au mode
même d’écrire. Il existe même des petits films, images et sons de poésie.
1966
Naissance. 1987 Début de la photographie. 1990 Extension de
la mécanique. 1991 Entrée de la scénographie. 1992 Zurich.
1992 Introduction du son. 1996 Sculpture scénographique
monumentale pour Matière folle de Sylvain Gillet. 1997 à 1999
New-York et La Macaza. Rencontres avec Louise Bourgeois. Vit à Brooklyn -
Dumbo. 2000 Le Paradis. 2004 Lille 2004 - site minier de
Wallers Arenberg.
2005
Films. 2009 La danse.
2011
Forêt sensible.
Sculpteur.
Un intérêt particulier pour l’espace et la façon dont il va nous raconter
quelque chose. Suspendre et construire en équilibre. L’idée de déjouer
l’équilibre dans l’espace. Un déhanchement improbable et volontaire, comme
une polyphonie de métal où l’élégance de sons entrecroisés finit par créer
une harmonie.
La structure coule de l’objet exposé. Elle dégouline au sol et pourtant…
elle commence par le sol comme construite à l’envers.
Avec l’utilisation de matériaux transformés par l’homme – le corps, une
construction – pour laquelle squelette, chair et peau deviennent acier,
béton et image.
L’esthétique de la mécanique est brute. Elle est efficace, naturelle dans
ce qu’elle peut évoquer. Quelque chose qui ne peut plaire qu’à chacun. Il
privilégie l’élégance à l’esthétique.
Elégances
partagées.
Avec Francis Delille, éditeur d’art avec qui
il travaille pendant quatre ans (1990-1994). Apprentissage et influences
fondamentales. Nouveaux réalistes. Cobra.
[Lindström,
Tinguely, Chillida, Bram Van Welde].
Avec Bernard
Pras, dont il sera le collaborateur artistique de 1999 à 2007 -
Inventaires. Avec Anne Mandelbaum, photographe. Avec Gerome Nox,
musique industrielle. Alliances photographie – métal – rythmique.
Explorations du son par la photo. Avec Jean-Jacques Roubaty et Alain
Maître. Collectif Endless. Jazz experimental. Avec Fabrice Dupuy,
comédien, auteur. MORITURI. Interrogations sur l’espace, travail sur la
forme de l’écriture. Expérimentations. Croisements. Pluridisciplinarité -
Chantiers sur lesquels de nombreux artistes sont invités à participer.
Performances. Avec Frank Morzuch, Québec. Land art. Premières
anamorphoses. Avec Mark di Suvero, sculpteur. Avec Michel
Zürcher, créateur sonore. Avec Olivier Comte, les Souffleurs
commandos poétiques. Avec RozO. Architectures vives. Avec
Maxence Rey, danseuse et chorégraphe. |

Michel Zurcher
Né en 1955.
Etudes classiques (latin-grec) à Lausanne.
En indépendant, développement et fabrication d'enceintes acoustiques.
Techniques du spectacle.
1990 diplôme de l'Ecole Supérieure d'Art Visuel de Genève.
Se consacre depuis 1989, en Suisse et en France, au travail du son, pour
le théâtre. Avec (entre autres) A. Steiger, M. Paschoud, H. Loichemol, M.
Voïta, J. Roman, M. Budde, P. Dubey, E. Muyrenbeed, G. Anex, R. Gabriadzé,
S. Nordey, S. Tranvouez, J. Jouanneau, X. Marchand, N. Amado, M. Charlet,
L. Tondellier, V. Rossier, D. Eliet, A. Bisang, M. Bösch.
Dont:
-
"Espèces d'Espaces" de
Georges Pérec, m-en-sc Evelyne Muyrenbeeld, Compagnie des Basors. Th.de
l'Usine, GE. Prix Romand du théâtre indépendant 1993
-
" Partage de Midi", de
Paul Claudel, m-e-s Serge Tranvouez, Paris - Châlon s. Saône. Prix du
Syndicat
de la Critique 1994 (révélation).
-
"J'étais dans ma maison
et j'attendais que la pluie vienne." de Jean-Luc Lagarce, m-e-s
Stanislas Nordey, Prix du Syndicat de la Critique, Théâtre Ouvert,
Paris, 5 mars 1997. (création française).
-
"Les Justes" de A. Camus.
M.e.s. Stanislas Nordey Th. Nat. de Bretagne, Rennes 2 mars 2010. Prix
du Syndicat de la Critique "Georges Lerminier"
Membre de l' Association
Artefax, Sévelin 36, Lausanne. artefax.ch.
Le son au théâtre questionne. Parce qu' il n'est pas évidemment
nécessaire. Parce qu'il est facilement impressionnant. Parce que c'est
(relativement) nouveau. Parce que c'est en direct. Parce que des moyens
techniques inaccessibles il y a peu sont utilisables sur scène, et surtout
parce que le temps des répétitions permet d'approcher ces outils de façon
plus intime et artisanale. Essayer d' éclaircir,
peut-être pour soi seulement, les amours compromettantes qui enchaînent le
message et le médium. |