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Exposition

José M. Ricketts
Peintures

 

Du 2 au 17 février 2008
 

Jeudi et vendredi
Samedi
dimanche

15 - 19h
10 - 16h
14 - 16h


Ou sur rendez-vous (021 648 44 48)

 

VERNISSAGE-CONCERT le 2 février dès 19h00 Claude Buri, guitare Ivor Malherbe, contrebasse



Articles dans "Accrochages" No 94, février 2008
 

Concert Oeuvres exposées Cocktail

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Photos © Laurent Zinck


Biographie

 

José M. Ricketts est né en 1950 au Pérou. En 1979, il expose ses premières peintures à la Petroleos del Peru Art Gallery à Lima. Par la suite, il a fait de nombreuses expositions au niveau international: Etats-Unis, Equateur, Bolivie, Guatemala, France, Italie, Belgique et Suisse. Il a également participé à la Biennale de Venise en 1986 et à la Foire Internationale d’Art Contemporain de Paris en 1988. Cela fait plus de vingt ans que J.M. Ricketts n’a pas présenté ses œuvres dans notre pays. C’est donc avec grande joie que la Fondation ABpi expose les créations 2007 de cet artiste. Toutes les toiles ont été réalisées en techniques mixte, acrylique, huile et encres.
 

Gwenaëlle Reyt

 



Et le temps nous voit passer dotés des mêmes instincts qui, jadis, dans leur état le plus légitime, ont couvert de bisons les parois des grottes millénaires.

 

Aujourd'hui les bisons ne sont plus que nostalgie, les grottes sont devenues des lieux où quelques pèlerins sont à la recherche des vestiges de tout ce qui est perdu. Les dieux ont filé, lassés, vers d'autres latitudes et nous, les hommes, ne savons que faire de ce sang qui bout et s'agite, regrettant les chasses imprégnées de significations ancestrales.

 

Alors, pour certains d'entre nous, les crocs poussent, nous avons honte de notre déplorable disposition à la vulgarité, nous croyons arriver, à travers des rituels solitaires, dans le territoire des bisons, dieux et déluges; et là nous nous mettons à créer.


J.M. Ricketts

 

L'étincelle


Les personnages sont là,

le spectateur contemple,

il attend l'histoire mais elle est au-delà de la toile;

les personnages ne sont pas dans le déroulement d'une narration,

ils sont l'instant parcellaire, (certains sont aux aguets),

il s'exposent,

se racontent-ils ?


Puis la curiosité du spectateur,

alors ils nous donnent une bobine, des bobines de couleurs éclatantes, de lumières

contrastées, de forces irruptives, et chacun nous dit : "Déroule l'histoire, ton histoire.
Je suis là, présent au monde mais mon monde n'existe pas. Je suis un fragment du monde, un éclat d'énergie. Je suis le commencement, à toi de tisser, le fil est ténu, il ne te retient pas, tu es libre de te mettre en danger ou d'avancer en équilibre, mais surtout, rappelle-toi, nous sommes complices" ;


l'étincelle éclate,

l'histoire existe.

D'abord il y eut le néant concentré sur lui-même,

puis une explosion semblable à l'orgasme, d'où surgit

l'univers entourée de temps, espace et équations que

nous ne parvenons pas à comprendre.

 

Une trace de sang et de sperme parsème les chemins

des hommes. Avec leur arôme nous avons

confectionné des paradis, pyramides et enfers que

nous attribuons aux dieux pour expier les territoires

de la vie et de la mort.

 

Le même sang et le même sperme irriguent encore

les déserts de ce monde. Les dieux sont partis, pensifs,

les équations se sont dévoilées peu à peu, la lune est

une sphère connue, nous avons assassiné le Minotaure

avec une insolente vanité et le désir reste inébranlable,

comme une habitation pleine de démons où nous

dessinons, obstinés, les mots qui nous nomment.

 

Le temps, qui nous voit passer comme les acteurs d'une

tragédie forgée avec mépris et exactitude téméraire,

glisse sur des cadavres de créatures géantes dans

l'immensité d'un désert habité par le silence, le vent

qui bouscule la mémoire et des chiens affamés

qui rôdent sur les tombes de nos ancêtres.

 

José Ricketts

Surgissement des forces terrestres,
une explosion, non destructrice,
l'intuition,

la force vive, primitive, nous propulse,
l'amorce,

le jaillissement se propage,
l'élan primitif est nourri par la foudre des couleurs,
la puissance animale du feu,
le feu créateur,

l'instantanéité, la fulgurance du trait,
une calligraphie,

ces éclats de vie bouillonnante,
l'allégresse,

réconciliés avec nous-mêmes et
projetés dans l'aura du monde,
l'essor.

 

Véronique Micléa

 

Avec l'Ambassade du Pérou à Lisbonne
et le soutien de l'Ambassade du Pérou à Berne

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