Dan Scher
peintures et sculptures
 

Atelier-galerie ABpi

Du 7 au 22 janvier
2006

je-ve 15-19h
sa 10-16h
di 14-16h


Biographie
 

Vernissage
"Les passagers de la pluie"
Samedi 7 janvier 2006 dès 18h00
Musique: Claude Buri, guitare
Ivor Malherbe, contrebasse

Photos du vernissage

 

Dan Scher

se promène dans les petits matins,
sous la pluie d'une ville animée
où les gens marchent d'un pas rapide,
dans la poésie des hasards.
Sa couleur poétique métaphysique
se casse sur des formes cubiques
et nous promène dans un monde
où le rêve n'est pas interdit.

Claude Buri et Ivor Malherbe

Deux musiciens spirituels et graphiques
se métarmophosent dans des créations
et des thèmes
aux couleurs subtiles
où le son est esquissé et gravé.


 


Communiqué de presse

 

Nourri par l’ambiance des grandes agglomérations citadines et développé par des écoles d’art réputées (The School of Fine Arts at Washington University, Parsons School of Design in New York), le talent du peintre américain Dan Scher sera présenté aux Romands en janvier prochain dans la galerie lausannoise ABπ. Artiste y présentera ses dernières réalisations les City paintings, une image moderne et novatrice de la vie citadine.


L’aventure a commencé il y a quinze ans à Chicago, quand l’artiste observant les passants par la fenêtre d’un bus, a été fasciné par ce phénomène urbain : une foule anonyme et dynamique, toujours en mouvement et nullement saisissable.Des année d’études sur le sujet l’ont amené à ce qu’il nous présente aujourd’hui.


Ce sont des peintures débordantes d’un dynamisme figé, comme des photographies de silhouettes géométrisés et dépersonnalisés. Des couleurs fortes et contournées donnent aux images à la fois une simplicité volontairement naïve et une profondeur extraordinaire. Nous y chercherons en vain les visages, ce sont leurs accessoires qui caractérisent les personnages.

Il sera tout aussi intéressant de découvrir chez ABπ quelques sculptures de l’artiste, : aspect de sa création souvent ignoré. Et bien sûr, comme le veut la tradition de la galerie, ce plaisir visuel sera double d’un plaisir auditif : Claude Buri et Ivor Malherbe se produiront en excellent duo d’improvisation : guitare - contrebasse.


Dorota Niedzwiecka

 


Une pluie des parapluies

Tout d’abord ce sont leurs formes qui ont retenu mon attention – avoue l’artiste - et ensuite je me suis rendu compte qu’ils cachaient quelque chose de particulier. Un petit monde très privatif, un espace protégé autour de chaque passant, un monde qui le distingue dans la foule. C’est ainsi que les parapluies sont devenues le leitmotiv des dernières réalisations du peintre Dan Scher.

Depuis une quinzaine d’années il peint des grandes villes. Mais ce ne sont pas des gratte-ciels, des moyens de transport ultramodernes, ni des clubs branchés qui remplissent ses tableaux. Pour Dan, un endroit se définit par sa matière humaine qui est son âme et sa personnalité, et c’est la raison pour laquelle nous ne verrons dans ses City Paintings que des silhouettes, des gens composés en foule dense et colorée.

Et dans cette mêlée de bras et jambes apparaît un élément étranger, un accessoire décliné à l’infini dans une variété de couleurs, de formes, de positions, un accessoire chargé de signification – le parapluie. Et c’est ainsi que l’artiste nous présente le dualisme de la condition de ses citadins, à la fois uniformisés, géométrisés, faisant partie d’un ensemble plus vaste, d’une foule, et personnalisés grâce à la façon unique dont ils se servent de cet objet si commun et si intime.

Des couleurs adoucies, comme ternies par la pluie tombante, des formes cubiques, des lignes nettes et cet extraordinaire dynamisme exprimant l’empressement perpétuel du monde urbain, voici ce qui est apparu aux yeux des invités au vernissage de nouvelles œuvres de l’artiste chez ABπ, le 7 janvier 2006.

Mais, ce n’était pas tout. A part de la féerie des parapluies sur les murs de la galerie, au centre de l'espace, sur des socles blanc, se dressaient presque timidement quelques sculptures de Dan Scher. Des objets fragiles et poétiques : une mouette, un couple des amoureux. Construits de bric et de broc, d’objets banals transformées par la magie artistique en créatures fantasmagoriques appartenant au monde du rêve et de l’impossible. Dan avait porté son choix formel sur le recyclage. Etait-ce pour nous permettre d’apercevoir le revers poétique de notre quotidien ?

Dorota Niedzwiecka
 

 

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