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Dan Scher |
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| Dan Scher
se promène dans les petits matins, |
Claude Buri et
Ivor Malherbe Deux
musiciens spirituels et graphiques
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Nourri par l’ambiance des grandes agglomérations citadines et développé par des écoles d’art réputées (The School of Fine Arts at Washington University, Parsons School of Design in New York), le talent du peintre américain Dan Scher sera présenté aux Romands en janvier prochain dans la galerie lausannoise ABπ. Artiste y présentera ses dernières réalisations les City paintings, une image moderne et novatrice de la vie citadine.
Il sera tout aussi intéressant de découvrir chez ABπ quelques sculptures de l’artiste, : aspect de sa création souvent ignoré. Et bien sûr, comme le veut la tradition de la galerie, ce plaisir visuel sera double d’un plaisir auditif : Claude Buri et Ivor Malherbe se produiront en excellent duo d’improvisation : guitare - contrebasse.
Tout d’abord ce sont leurs formes qui ont retenu mon attention – avoue l’artiste - et ensuite je me suis rendu compte qu’ils cachaient quelque chose de particulier. Un petit monde très privatif, un espace protégé autour de chaque passant, un monde qui le distingue dans la foule. C’est ainsi que les parapluies sont devenues le leitmotiv des dernières réalisations du peintre Dan Scher. Depuis une quinzaine d’années il peint des grandes villes. Mais ce ne sont pas des gratte-ciels, des moyens de transport ultramodernes, ni des clubs branchés qui remplissent ses tableaux. Pour Dan, un endroit se définit par sa matière humaine qui est son âme et sa personnalité, et c’est la raison pour laquelle nous ne verrons dans ses City Paintings que des silhouettes, des gens composés en foule dense et colorée. Et dans cette mêlée de bras et jambes apparaît un élément étranger, un accessoire décliné à l’infini dans une variété de couleurs, de formes, de positions, un accessoire chargé de signification – le parapluie. Et c’est ainsi que l’artiste nous présente le dualisme de la condition de ses citadins, à la fois uniformisés, géométrisés, faisant partie d’un ensemble plus vaste, d’une foule, et personnalisés grâce à la façon unique dont ils se servent de cet objet si commun et si intime. Des couleurs adoucies, comme ternies par la pluie tombante, des formes cubiques, des lignes nettes et cet extraordinaire dynamisme exprimant l’empressement perpétuel du monde urbain, voici ce qui est apparu aux yeux des invités au vernissage de nouvelles œuvres de l’artiste chez ABπ, le 7 janvier 2006. Mais, ce n’était pas tout. A part de la féerie des parapluies sur les murs de la galerie, au centre de l'espace, sur des socles blanc, se dressaient presque timidement quelques sculptures de Dan Scher. Des objets fragiles et poétiques : une mouette, un couple des amoureux. Construits de bric et de broc, d’objets banals transformées par la magie artistique en créatures fantasmagoriques appartenant au monde du rêve et de l’impossible. Dan avait porté son choix formel sur le recyclage. Etait-ce pour nous permettre d’apercevoir le revers poétique de notre quotidien ? |
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