Arrivée à la fin d'une première
période de création, la jeune
artiste de la région lausannoise
présente ses oeuvres correspondant à
un aboutissement. Cette maturation
se marque par une singulisation
esthéltique très bien illustrée dans
la constante fragilitàé d'une force
dont ses sculptures en plâtre sont
enpreintes.
- Tout
en conservant une unité stylistique,
ses travaux, qui passent par
d'incessantes phases de
déconstruction/reconstruction,
aboutissent ici à de paradoxales et
fécondes alliances personnifiées par
des figures féminines (?). Celles-ci
ne manqueront pas de provoquer la
réaction et d'éveiller l'intérêt
puisqu'elles semblent osciller entre
les deux "royaumes" de Rilke, celui
des morts et des vivants... Et les
alliances antithétiques se
multiplient: le plâtre a transmuté
chimiquement du liquide au solide,
la stylisation des têtes iconiques
exprime la sobriété et
l'effroi, les corps à la fois
lisses et rugueux représentent les
torsions et les brisures, la grâce
et la fierté.
- En
caressant le motif de la
coincidentia oppositrum,
l'ensemble des cultpures de Sophie
Meylan manifeste l'amour de leur
créatrice pour le corps comme autant
de fractures du réel, et conclut un
cycle artistique charnel qui ouvre
le gouffre de l'outre-intérieur.