Comme au cinéma
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Lorsque j'étais petit, j'étais intrigué
par le travail du photographe. Comment en partant d'un sujet en couleur, pouvait-il le peindre si vite en noir-blanc? Durant mon enfance, j'ai vu de nombreux films noir-blanc et j'avais toujours l'impression qu'ils étaient dessinés avec de grands pinceaux! J'aurais toujours aimé vivre à l'intérieur de cette toile! Devenu peintre je me suis noyé dans la couleur et j'ai oublié très vite ces grands coups de pinceaux que m'inspirait la vision des films de Fellini, Pasolini et tout le cinéma des années 50. Jusqu'au jour où le hasard ou autre chose a voulu que j'entreprenne un travail à l'encre de chine. Par les centaines de petits traits de plume rythmés, je me sentais entrer à l'intérieur de la toile. Les croisillons représentaient les fibres qui construisaient la trame de la toile. Je commençais à rêver à l'intérieur de la multitude des gris qui se dégageait de la toile. L'envie m'est venue de créer une scène de
cinéma, dans laquelle on pourrait vivre et regarder de l'intérieur. C'est vrai que depuis des années, je cherche une forme d'art total, sans moyens exubérants, avec juste des humains et de la poésie. |
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Comme au cinéma
La peinture et la sculpture se
dessinent, se peignent et se sculptent. |
Joe Boehler